Beaucoup de mangas tirent leurs sources de divers histoires et légendes, en l'occurence Dragon Ball s'inspire du voyage en occident (appellé "Saiyûki" au Japon) un compte Chinois très célèbre au pays du soleil levant, qui est source de nombreuses inspirations. Beaucoup de superstitions Japonaises on aussi inspiré les mangaka (auteurs de mangas). Voici pour vous, retrouvée, l’origine des mots et des légendes utilisées dans Dragon Ball.

Saiyûki 西遊記
*JP = Transcription Japonaise
*CH = Transcription Chinoise

 
Son Gokû (JP) , Sun Wou Kong (CH), 孫悟空
Voici pour vous, l’histoire, et l’origine du nom du héros de Dragon Ball.

Le nom du héros de Dragon Ball est la prononciation japonaise du nom du Roi des singes, dont la légende est très célèbre à travers toute l’Asie. Cette légende est née d’un voyage réel d’un moine au début du VIIe siècle, Hiuan Tsang. Il ramena en Chine quantité de livres sacrés qu’il traduisit durant le restant de ces jours. Les récits concernant ce pèlerinage se sont accumulés le long des siècles et on été rassemblés au XVIe siècle en un roman rédigé par un moine, Wu Chen’Eng : Le Pélerinage en Occident, ou Saiyûki (jp) ou Si Yeou Ki (ch). La traduction populaire délaisse en général le caractère de pèlerinage sacré pour celui de l’odyssée périlleuse et burlesque de génies de la nature ; Son Gokû le Roi des Singes, Pakai général porcin et Cha Seng. Ces trois personnages et un roi-dragon transformé en cheval, protègent moine Hiuan Tsang durant son trajet de la Chine en Inde. Bien des démons cherchent à dévorer le moine pour se rendre immortels, et au cour du voyage, les héros vont croiser un démon lion à poils verts et des femmes araignées, boiront l’eau qui rend enceinte, combattrons lors de tournois de magie ou de poésie, etc.
Le cycle des aventures du Roi des Singes alimente nombre de croyances populaires en Asie. Dans Ranma ½, les compagnons du moine affrontent le héros (Ranma, bien sûr). Midnight Eyes Gokû de Terasawa Buichi reprend de la légende le nom du héros et son arme, le Nyoibô, le bâton dont la taille peut varier à volonté. Saiyûki est aussi le titre d’un film de 1960 de la Tôei dôga, réaliser en partie par Tezuka Osamu, celui d’un manga de Minekura Kazuya (Gensômaden Saiyûki) et du dessin animé qui en découle, et d’un autre manga de Terada Katsuya. Vous l’aurez compris, la légende de Saiyûki (le voyage en Occident) a inspiré bon nombre d’auteurs de Mangas, de Toriyama jusqu’à Takahashi.


Nyoibô (JP), Ru Yi Bang (CH), 如意棒

L'arme qu'utilise le roi des singes, Son Gokû, dans "le Voyage en Occident". On dit que c'est une tige de fer divine dont les deux extrémités se terminent par des anneaux en or. Le roi des singes vaincu notamment le roi de Jade ou encore Natha grâce à ce bâton et à ses pouvoirs de transformation. Dans les diverses adaptations manga de la légende, Son Gokû apparaît quasi-systématiquement avec cet objet magique qui a la capacité de grandir à volonté. Pouvant le rétrécir à sa guise, le roi des singes le portait parfois à son oreille. Dans Dragon Ball cet objet ne peut rétrécir de cette manière, mais il a la capacité de s'allonger à volonter. C'est le grand-père adoptif de Son Gokû, Son Gohan qui le lui donne. Plus tard, on apprend qu'en fait cet objet sert à faire le lien entre la tour Karin et le Palais céleste de Kami-sama (Dieu) qui se trouve au-dessus. Il semblerait donc que le Nyoibô ait été remis à Son Gohan par l'hermite Karin lui-même.

 
Kinto-Un (筋斗雲)

Inspiré des nuages sur lesquels vole Son Gokû dans "le Voyage en Occident", Kinto'Un est un nuage magique contrôlable par la pensée. Seuls ceux qui ont le coeur pur peuvent monter dessus. Dans Dragon Ball, c'est Kame Sennin qui l'offre à Son Gokû. Il est détruit par Tambourine, mais Karin-sama lui en offrira un nouveau après qu'il se soit rendu à la tour Karin pour y boire la Chôshinsui. En Japonais Kinto'Un s'écrit en Kanji 筋斗雲 ou bien également キント雲. Et ce nom signifie "nuage virevoltant".


Gyûmaô (JP), Niumowáng (CH), 牛魔王

Littéralement "Roi Démon Taureau". Il est armé de sa hâche et est sans pitié envers ses ennemis. Tout comme ces personnages il sort tout droit du "Voyage en Occident", autrement dit "Saiyûki". Dans Dragon Ball, Gyûmaô vit au mont Fry-pan avec sa fille Chichi et est un ancien élève de maître Mutenrôshi, dit "Kame Sennin." Dans l'oeuvre Saiyûki ce personnage est un des nombreux démons que rencontre le Roi des singes durant son périple. Dans le manga Gensômaden Saiyûki de Minekura Kazuya c'est un personnage central, une bonne partie de l'oeuvre est basée sur sa résurrection. Gyûmaô porte de le nom de "Ox King", le Roi à la hâche, en Anglais.


Enma-Ô / Enma Daiô (JP), Yan-Lo (CH), 閻魔大王

Qui est le Roi Enma ? C’est le nom japonais du dieu des morts dans le bouddhisme. Il règne sur les cinq Enfers, et juge les actions menées lors du vivant des âmes, pour les condamner à des peines plus ou moins lourdes. Au Japon, ce nom sert surtout à faire peur aux enfants et semble peut lié à la religion. Il apparaît dans Dragon Ball comme une sorte de bureaucrate qui autorise Gokû à garder son enveloppe corporelle pour s’entraîner avec Kaiô. Dans Togâri, de Yoshiyori Natsume, Enma-Ô est représenté en une jeune femme au charme incontestable qui charge Tôbe de réparer 108 crimes. Dans Yû Yû Hakusho, Enma a un fils, Koemma, qui dénonce les crimes de son père pour clarifier les enfers et le monde des humains.

Légendes Diverses

 
Oni (鬼)

Êtres surnaturels des croyances et superstitions Japonaises, les oni constituent l’une des figures les plus récurrentes du bestiaire fantastique Japonais. A cause des diverses influences qui remodelèrent leur nature, il est difficile de donner une définition précise de ceux-ci. Il semble que, primitivement, les oni soient des génies des montagnes à la force impressionnante. Leur représentation a été influencée par celles des rasetsu ou rakotsu. Le rakshasa Indien est un démon infernal affamé de chair humaine. Les oni possèdent souvent des visages grimaçants, et portent des cornes. C’est pourquoi, on les confond souvent avec des représentation du diable. Il est possible de catégorisé plusieurs types d’oni, depuis l’esprit de la nature ou d’un ancêtre venant répandre bonheur et chance, en passant par le démon des enfers du bouddhisme...
Le Théatre Nô met en scène un certain nombre d’oni sous formes de créatures cornues, hirsutes et couronnées, et de monstres femelles, ogresses anthropophages, qui portent le nom d’onibaba. Il est à noter que le 3 fevrier est un jour consacré à une chasse symbolique des ono. On jette des fèves à travers la porte et de la maison, en criant « Oni wa soto, fuku wa uchi » (« Dehors les oni, dedans le bonheur »). Naturellement, l’oni constitue une référence inévitable dans le cinéma, la bande dessinée et l’animation Japonaise, dès qu’il y ai question du moindre caractère fantastique. Les oni les plus célèbres sont sans doutes les extraterrestres de Takahashi  : le peuple de Lamu. Les robots de Gasaraki de Yatate et Takahashi ressemblent aussi étrangement à des oni.
On trouve aussi des oni, dans Dragon Ball, où tous les gardiens aux services d’Enma Daiô sont des oni. On retrouve le même type d’oni, encore une fois, dans Yû Yû Hakusho, inspiré de Dragon Ball.

 

Les Arts Martiaux

Les Films de Kung-Fu (カンフー画が)

Toriyama-sensei révèle également être un grand fan des films de Kung-fu Hongkongais et notamment de ceux de Bruce Lee et Jackie Chan dont il s'est beaucoup inspiré pour Dragon Ball. On le remarque beaucoup dans Dragon Boy, l'ancêtre de Dragon Ball tout d'abord. Puis après avoir planté son Histoire dans Dragon Ball, l'emprunte Bruce Lee disparaît peut être peu à peu, mais les arts martiaux et les techniques venues tout droits de ces films Hongkongais subistent et on voit apparaître par exemple la fameuse technique de l'homme ivre, nommée Suiken (醉拳) en Japonais et Zui Quan (醉拳) en Chinois, qui sort tout droit du film "Drunken Master" (nommé également "Drunk Monkey In The Tiger's Eye" et sorti en 1978) dans lequel joue Jackie Chan. Cette technique est utilisée par Jackie Chun (dont le nom s'inspire justement de Jackie Chan, de même que sa tenue) lors du 21ème Tenka Ichi Budôkai contre Son Gokû. Les scènes d'entraînements qu'on observe au début de Dragon Ball ont aussi été inspirées par les films de Jackie Chan, dont notamment ce fameux film "Drunken Master" qui a énorménent influencé Toriyama-sensei pour la création de Dragon Ball.


Les Moines Shaolin (少林)

On le sait, tout autant que de Saiyûki, Dragon Ball s'inspire des films de Kung-fu Chinois, mais Toriyama-sensei ne s'est pas arrêté là. Le manga étant basé en partie sur les arts martiaux, les sources d'inspirations étaient légions. Et les moines Shaolins ont étés une grande source d'inspiration pour le maître. Il y a tout d'abord leur renommé, reconnus dans le Kung-Fu (少林功夫 Shàolín Gōngfu), ils sont des modèles d'enseignement. Leur style, copié et repris dans de nombreuses oeuvres a également beaucoup inspiré Toriyama Akira. Au delà de leur technique et enseignements, leurs tenues couleur Jaune doré, Jaune orangé a également été repris pour confectionner les Dogi de l'école de Kame Sen dans le manga. Cette couleur appellée Yamabuki Iro (山吹色) au Japon, est l'une des couleurs favorites de Toriyama-sensei. C'est pourquoi Gokû la porte durant la majeure partie de l'oeuvre. L'uniforme que porte Kuririn lorsqu'il débarque à Kame House depuis le temple Oorin (大林) pour la première fois est également inspiré des tenues Shaolin. Vous remarquerez que justement le personnage de Kuririn est une référence pour ce qui est de l'inspiration des moines Shaolin. Sa pratique des arts martiaux (dans un temple dont le nom "Oorin" (大林) signifie "grande forêt", sachant que Shaorin (少林) signifie "jeune forêt"), son crâne rasé à la manière des moines (par ailleurs, son nom, "Kuririn" (クリリン) désigne le crâne rasé des moines en Japonais), sa tenue...bon ça s'arrête un peu là... Mais c'est déjà pas mal! Pour information, la couleur jaune doré des tenues de l'école de Kame Sen est unique au manga et aux planches couleurs de Toriyama, puisque dans l'anime les Dogi sont plutôt rouges et oranges.

 

Inspirations diverses

Kame-Hame-Ha (カメハメ波)

Vous vous êtes sûrement déjà posé la question de ce que signifiait le nom de cette technique créée par Kame Sennin. Et bien en fait ça ne veut pas dire grand chose en Japonais. Littéralement ça donne "La Vague Kame-Hame". Le "Ha" (波) signifiant "Vague" en Japonais, est repris dans les mots "Kikôha" (気功波, vague d'énergie) et autres noms d'attaques énergétiques en V.O., comme le Dodonpa (dont le "Pa" est en réalité un "Ha" modifié) par exemple. Mais en réalité "Kame-Hame-Ha" est un jeu de mot qui vient tout droit du nom d'un roi Hawaiien. En effet le roi Kamehameha Ier a régné sur l'île d'Hawaii de 1792 à 1818. Né en 1758, son vrai nom était Pai'ea, il fut rebaptisé "Kamehameha", qui en hawaiien signifie "très seul". Kamehameha Ier connu bien sûr des descendants et au total, il y eu cinq rois portants cette appelations à Hawaii. Mais Toriyama-sensei n'a pas baptisé cette technique simplement en référence au roi d'Hawaii, non, il s'agit surtout d'un jeu de mot. En réalité l'auteur voulait une technique dont le nom se terminerait par ce fameux "Ha" (波) et sa femme lui proposa alors pour plaisanter, le nom de "Kamehameha", en référence à ce roi justement. La technique ayant été inventée par Kame Sennin ("Kame" (亀) signifiant "tortue" en Japonais), Toriyama trouva le jeu de mot amusant et décida d'appeler cette technique ainsi. Pour la pose, Toriyama-sensei la créé en prenant lui même la pose dans des lieux où il n'y avait personne pour le regarder, dans le but de trouver la pose la plus "cool" possible. On imagine que cette pose trouve ses origines dans la gymnastique chinoise traditionelle.


Le Ki (JP), Qì (CH),

Elément majeure de Dragon Ball, le Ki tire ses origines dans le Chinois "Qì" (氣 / 气 (炁)) [à prononcer "tchi" en chinois] et dans le Taoïsme. Ce mot signifie "vapeur", "exhalaison", "fluide", "influx", ou encore "énergie". Le terme le mieux adapté est encore celui "des souffles", concept essentiel de la culture chinoise. Dans cette approche spirituelle, le "Qi" englobe tout l'univers et relie les êtres entre eux ; dans un organisme vivant, il circule à l'intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le "centre des énergies" appelé "champ du cinabre", "Seika Tanden" (臍下丹田) au Japon et "Dāntián" en Chine. Il est donc présent dans toutes les manifestations de la nature. Ce concept n'a pas d'équivalent en occident, donc il est difficile de percevoir le sens profond de ce concept essentiel du premier coup. Ce qu'on pourrait comparer à "un flux" a donc été matérialisé pour Dragon Ball, car d'après l'auteur il fallait évidemment que cette énergie soit visible dans un manga.

Dans la cosmologie chinoise, le qì (气, âme), ou énergie vitale (元气, yuánqì énergie vitale, mot-à-mot "souffle principal"), précède la scission binaire du yin et du yang, elle-même à l'origine des dix-mille êtres (万物, wànwù (10 000 êtres) signifiant tous les êtres) qui composent tous les êtres du monde. On remarquera que le qì est à l'œuvre dans les règnes vivants, mais également dans le règne minéral : les nervures du jade, en particulier, sont considérées comme inter-agissant avec les veines du corps humain. Ainsi, le concept de qì est présent dans toutes les manifestations de la nature.

Dans les Arts martiaux Japonais, le Ki est parfois associé à l'expression "Kokyu-ryokyu" (souffle-énergie) qui désigne le mouvement de réspiration accordé à un mouvement martial. En d'autres terme, la concentration d'énergie du pratiquant dans un seul mouvement. A partir de là on perçoit déjà l'idée de réunir toute l'énergie en un seul point, que l'on retrouve dans l'oeuvre de Toriyama-sensei. Oui, ce concept est bien réel... et par ailleurs essentiel aux arts martiaux!

Cette énergie vitale et naturelle appellée "Ki" (気) dans Dragon Ball c'est pour Toriyama-sensei, à la foi, la santé (Genki, 元気), le courage (Yûki, 勇気) et être sain (Shôki 正気). Tout ces mots se composent du mot "Ki", et sont des composants de l'énergie que l'on retrouve dans Dragon Ball. Car pour Toriyama la force physique n'est rien comparée à cette autre forme d'énergie qui peut se développer et évoluer avec celui qui la possède. Le corps a en effet des limites, et seul le Ki peut aider à surmonter les limites de l'humain. C'est par ailleurs une idée très martiale. Si l'on peut concevoir qu'une personne puisse ressentir son Ki et le contrôler, on peut également concevoir que l'on puisse ressentir le Ki d'autres êtres vivants (à travers les mots "Kehai" 気配 (présence) ou "Kûki" 空気 (mouvement d'air) que l'on retrouve aussi dans Dragon Ball et qui sont également composés du mot/caractère "Ki" dans la langue Japonaise courante). Son utilisation et son contrôle permet l'élaboration de techniques et le développement de soi-même, la progression...


Nausicaä de la vallée du vent (風の谷のナウシカ)

On le sait, Toriyama-sensei a adoré Nausicaä, il avoue même en 1996, avoir vu ce long métrage d'animation (sorti en 1984 et signé Miyazaki Hayao) plus de 14 fois. Et il n'est pourtant pas un grand fan d'anime. Il préfère habituellement le cinéma et les films de kung-fu. Mais il est fort probable que lors d'une réunion avec l'équipe d'animation de Dragon Ball ils aient discuttés de Nausicaä de la vallée du vent. Comme souvent il soumet des idées, et malgré l'absence de croquis préparatoires démontrant la patte de l'auteur et sa participation au premier film Dragon Ball (Shenron no Densetsu), on note tout de même une forte proximité avec ce long métrage qu'il a beaucoup aimé. En effet, tout le long du film on observe quelques références ou plutôt inspirations assez évidentes et remarquables. Tout d'abord les soldats du roi Gurumes qui attaquent le village isolé de Panji portent des tenues ressemblants fortement à celles des habitants de la vallée du vent dans le film Nausicaä :

Ensuite il y a cette omniprésence d'armes et d'avions et autres engins volants. Le premier film à beau reprendre le début de l'histoire principale de DB, avec la rencontre entre Gokû et Bulma, de nombreux éléments sont modifiés. Comme par exemple le fait que peu après leur rencontre, ils se font dérober la Sû Shinchû (Dragon Ball à 4 étoiles) par Bongo et Pasta. Bulma sort alors une capsule Hoi Poi de sa poche pour aller poursuivre les deux subalternes de Gurumes qui s'enfuient en avion, et quel engin sort de cette capsule? Une moto? Et bien non...Un avion évidemment...Ce qui permet de nous offrir un beau combat aérien presque digne de Nausicaä.

Que ce soit à ce point ressemblant, que ce soit fait exprès ou non, est tout de même déroutant. Pasta nous sort même l'artillerie lourde, avec une mitrailette que l'on a déjà vu ailleurs :

La plateforme volante que Bongo utilise pour se mouvoir dans les airs, a le même système de mise en marche et de décollage que le planeur de Nausicaä (qui s'active avec le pied, voir 2èmes images). Difficile de ne pas le faire exprès, vous en conviendrez :

Il y aussi une scène peut être anodine, mais qui, même sans rapport directe nous rappel mine de rien une autre scène de Nausicaä ; Il s'agit de la scène du sous-marin de l'armée du roi Gurumes qui attaque Kame House. On y voit Bongo et Pasta à l'intérieur, le plan nous rappelle étrangement l'intérieur de la cabine de communication de l'avion dans Nausicaä.

De tous les films Dragon Ball/Z, ce premier long métrage est certainement celui qui rassemble le plus de points commun avec une oeuvre majeure du cinéma d'animation dont il s'inspire peut être sur quelques points. Malgré tout ce film Dragon a su être original et ne pas copier le film de Miyazaki...Soyons franc, ils n'ont quand même rien à voir au final...


Hacchan (ハッチャン) inspiré de Frankenstein

Frankenstein (Frankenstein or The Modern Prometheus) est une oeuvre écrite en 1818 par Mary Shelley et inspiré de la vie de l'alchimiste Johann Conrad Dippel (1673-1734). Il s'agit d'un roman gothique considéré comme précurseur de la science-fiction. Le roman est le récit d'une tentative d'exploration polaire par un homme nommé Robert Walton. La majeure partie de ce récit narre la vie de Frankenstein, que Walton a recueilli sur la banquise. Cette oeuvre majeure donnera lieu à de nombreuses adaptations et inspirations par la suite, comme par exemple des films, le premier du nom de "Frankenstein" est sorti en 1910. Le "monstre" dépeint dans ces oeuvre étant toujours un homme modifié dont le visage scarifié vous plonge dans l'horreur. Ce n'est pas pour rien que ce personnage est un grand nom des films d'épouvante.


Général Blue (ブルー将軍)

La Gérénal Blue et ses hommes portent des uniformes ressemblants étrangements aux uniformes Nazi de l'armée Allemande durant la seconde guerre mondiale. Le kepi, la chemise, le brassard, le pentalon et les bottes, tout y est. Il s'agit ici d'une référence ironique, puisque ces hommes font partie de l'armée du Red Ribon, armée tyranique et despotique qui terrorise le monde et tue sans pitié ceux qui se mettent en travers de leur route. L'auteur a quand même réussi à jouer avec le sujet, en faisant tourner ces personnages en ridicule et en rendant Blue, un personnage qui porte ce genre de tenue, fait partie de ce genre d'armée et qui ressemble à un blond Allemand des années 30, drôle et agréable à lire. Rappelons tout de même qu'au Japon la vision de la seconde guerre mondiale est tout aussi traumatisante que pour nous occidentaux, mais l'Histoire de chaques pays est différente et les mémoires n'ont pas les mêmes traumas, de ce fait il est plus facile pour eux d'aborder certains sujets. Et les uniformes du 3ème Reich ne les marques pas autant que nous. Malgré tout, se moquer du mal est toujours quelque chose d'agréable et prouve la maturité d'un peuple et sa faculté à penser ses plaies. Pour en revenir à cette armée de fous, le Red Ribon, en plus d'êtres des hommes ignobles, ils sont commandés par des cas sociaux de première. Comme par exemple Red, qui recherche les Dragon Balls uniquement dans le but de grandir... Blue quant à lui pense servir cette grande armée dans le but de conquérir le monde, mais le problème c'est qu'il a peur des souris...Pour courroner le tout, Blue a une préférence pour les hommes et ne s'en cache pas, et ce petit côté maniéré qu'il a le rend d'avantage sympathique. Dans la version anime, l'adaptation de Furukawa Toshio joue énormément sur le capital sympathie que l'on peut avoir pour ce personnage très spécial.


Tao Pai Pai (桃白白)

Toriyama-sensei n'a pas révélé officielement ses inspirations pour ce personnage quelque peu particulier, mais connaissant ses goûts et passions pour le cinéma et en particulier les films de Kung-fu chinois, il est fort probable qu'il soit plus qu'un archétype du méchant dans les films de Kung-fu chinois et qu'il soit directement inspiré du personnage de Betty joué par l'acteur Fei Lung dans le film "Hu hao shuang xing" (虎鹤双形), également appellé "Tiger and Crane Fist" en Anglais.
Pour avoir vu ce film, la ressemblance est en effet évidente d'un point de vu de fan de DB, mais pas extrêmement frappante. Cela dit, de nombreux indices nous montrent qu'il est en effet fort possible que Toriyama-sensei ait vu ce film sorti en 1976 et s'en soit inspiré sur de nombreux aspect. Pour ce qui est de Tao Pai Pai, il ressemble étrangement à ce fameux Betty, qui est un expert martial hors du commun, résitant aux attaques puissantes de ses adversaires et tuant sans pitié. Il a une moustache et les cheveux tréssés attachés à l'arrière du crâne. Sa tenue typiquement chinoise ressemble aussi fortement à celle de Tao Pai Pai. Il est également probable que le personnage de Pai Pai soit un mélange de plusieurs personnages incarnés par l'acteur Fei Lung dans les films de Kung-Fu Chinois.
Mais pour revenir à ce film, Hu hao shuang xing, trois faits intrigants et nous rappelant étrangement Dragon Ball sont néanmoins à soumettre. Premièrement, le background, élement principal de l'histoire, oppose deux écoles d'arts martiaux ; l'école de la grue, et l'école du tigre. Ensuite, le maître de l'école de la Grue se fait méchamment tuer par Betty. Le héros (joué par Hui Lou Chen) décidera de venger son maître et affrontera Betty. Il perdra le premier combat mais reviendra plus fort pour le vaincre à l'aide d'une technique secrète du style de la Grue. Mais pour finir, au moment de toucher mortellement son ennemi, il est lui aussi touché par l'attaque de son adversaire qui aurait pu lui être fatale s'il ne portait pas sur lui une plaque de métal qui lui a sauvé la vie... Tient, ça rappel étrangement la Sû Shinchû (Dragon Ball à quatre étoiles) qui protègea Gokû du Dondonpa mortel de Tao Pai Pai. Etrangement on retrouve le style de la grue et son école dans Dragon Ball quelques chapitres à peine après l'apparition de Tao Pai Pai. Et quelle coincidence, Tsuru Sennin (l'ermite de la grue) s'avère être le frère de celui-ci.

Pour ce qui est du nom du personnage de Dragon Ball il n'a de toute évidence rien à voir avec le sujet. Mais il tire tout de même son origine dans le Chinois, puisque Tao (桃) signifie "pêche" et "Pai" (白) littéralement "blanc". Mais c'est surtout un caractère utilisé pour les noms composés en Chinois, ce qui explique qu'il est répété deux fois. Sûrement pour le jeu de mot. Mais dans le manga "Pai Pai" est son prénom et c'est de cette manière que Tsuru Sennin l'appelle (le nom se place avant le prénom en Japonais).

Autrement, sur les images ci-dessous on peut voir le fameux Betty à gauche, et au milieu avec sa tenue longue et ses chaussons de kung-fu. A droite, l'image du héros qui survit à l'attaque de Betty grâce à une protection métallique qu'il avait caché sous son dogi.


Draculaman (ドラキュラマン)

C'est un personnage assez particulier puisqu'il mélange plusieurs origines. Il y tout d'abord le fait que ce soit un vampire et qu'il se nomme "Draculaman", qu'il doit au comte Dracula. Personnage célèbre du roman de l'écrivain Irlandais Bram Stoker, publié en 1897. Il s'agit d'un vampire, être immortel qui se nourrit de sang humain. Les contes et légendes populaires veulent que les vampires succent le sang, peuvent se transformer en chauve-souris, détestent l'odeur de l'ail, et ont peur des crucifix. Ce qui explique donc les caractéristiques de Draculaman et sa défaite face à Upa et Pûaru dans le manga.
L'autre caractéristique de ce personnage c'est d'être un exprt en Boxe Thaï ou Muay Thaï (มวยไทย). Cet art martial Thaïlandais fut créé au XVIème siècle par des militaires et est classé dans la catégorie des boxes pied-poings en occident. En Thaïlande cet art martial est considéré comme un sport national et les camps d'entraînement existent dans tout le pays. Chez les professionnels, le combat se déroule en 5 rounds de trois minutes. Il est précédé par une danse rituelle: le Ram Muay durant laquelle le Nak Muay (boxeur) porte le Mongkon (bande de tissu autour de la tête pour manifester le respect à son entraîneur et pour optimiser sa perception mentale), qui est composé de gestes codifiés exécutés par les deux adversaires individuellement et qui sont propres à chaque école ou style. Dans le manga Dragon Ball, Draculaman exécute cette fameuse danse rituelle, comme un clin d'oeil à son style de combat.


L'arbre sacré (神精樹)

Dans le 3ème film Dragon Ball Z, Tullece, un Saiyajin de caste inférieur, voyage de planète en planète pour y planter l'arbre sacré (Shinseiju, 神精樹) qui donnera des fruits qui lui permettont d'accroître sa puissance et sa domination. Cet arbre puise l'énergie vitale de la planète sur laquelle il se développe pour donner ses fruits. C'est Toriyama-sensei lui-même qui a créé cet arbre, et il est fort probable que cet arbre s'inspire des légendes comme celles des Grecs ou encore des textes de la Bible entre autres. Symbole de la connaissance, ce qu'on appellle "l’arbre de vie" est présent dans l’Ancien Testament. L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toutes espèces, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal… Et ses fruits sont interdits sous peine d’en mourir. Mais le serpent tentateur dit à Eve «"Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal" Ce symbole de l’Arbre de la science dont les fruits sont la représentation de cette connaissance accessible à l’homme se retrouve dans de nombreux mythes et religions. Chez les Sumériens, l’arbre de vie est le symbole d’Ishtar, déesse de la Fertilité. On le retrouve gravé sur les murs du palais de Persépolis, en figurine d’or dans les tombes royales d’Ur où un bélier se dresse pour atteindre ses fruits. Sur les sceaux et les cylindres-sceaux, il est gravé encadré par des licornes affrontées. Dans l’Egypte ancienne, on le retrouve sur les fresques de tombes royales et ses fruits, qui confèrent aux dieux l’immortalité, sont gardés par des animaux symboliques et allégoriques. Dans la Mythologie gréco-latine, ce symbole se retrouve dans le jardin des Hespérides avec des pommes d’or dont Hercule (Héraklés) s’emparera. Représentation symbolique du savoir, l’arbre cosmique peut également être une vision du monde. Au verger de la connaissance mystique des kabbalistes, s’élève aussi l’arbre des six Séphiroth, les dix nombres primordiaux qui, avec les 22 lettres fondamentales, ont permis à Dieu de créer le monde et l’univers, et qui constitue les trente-deux voies mystérieuses de la sagesse. Dans ce film DBZ, il n'est aucunement question de mort ou de s'agesse, mais simplement de puissance qui est donnée grâce aux fruits qui drainent l'énergie depuis leurs immenses racines... Mais il ne fait aucun doute que ce culte de l'arbre sacré ait inspiré quelque peu l'auteur...

Ginyû Toku Sentai (ギニュー特)

Les Ginyû Toku Sentai doivent leur existence aux séries télévisées de Sentai, très célèbres au Japon.
Le mot "Sentai" (戦隊) signifie littéralement "Escadron de combat" en Japonais, mais désigne principalement les "Sûpâ Sentai Shirîzu" (スーパー戦隊シリーズ), c'est à dire les séries TV de super héros style Kamen Rider, Metal Heroes ou Ultraman. En effet, le mot "Sentai" désigne à l'origine une formation de combat utilisée dans l'aviation, l'armée de terre et la marine impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est pourquoi il est préférable de parler de "Super Sentai" quand on se réfère aux séries ou au genre associé. De par leurs codes stricts particulièrement reconnaissables, elles forment un genre à part entière. Les principales caractéristiques empruntées aux Super Sentai par l'escadron spécial de Freeza sont les poses (souvent ridicules) de combat et le code couleur ; chaque personnage a droit à une couleur associée. Pour Ginyû c'est le violet, Reacum l'orange, Burta le bleu, Jeece le rouge et Guldo le vert. En France nous connaissons le genre "Sentai" notamment grâce à des séries comme Bioman ou Power Rangers, diffusées sur les chaines hertziennes à l'époque du grand boom des séries Japonaises en occident. La toute première série de Super Sentai voit le jour en 1975. Elle se nomme "Himitsu Sentai Gorenger" (秘密戦隊ゴレンジャー), fut créée entièrement par Ishinomori Shôtarô (1938-1998) et appartient au genre Tokusatsu. Le Tokusatsu (特撮), contraction de "Tokubetsu Satsuei" qui signifie "effets spéciaux", désigne les séries télévisées Nipponnes très riches en effets spéciaux, comme Kamen Rider (仮面ライダー). Ishinomori-san est par ailleurs l'inventeur des Kamen Riders, concept d'hommes masqués pilotant des motos et pouvant se transformer.


Great Saiyaman (グレートサイヤマン)

Le personnage de Great Saiyaman (グレートサイヤマン) que devient Son Gohan lorsqu'il se déguise pour défendre la justice dans la ville de Satan City est également inspiré par les séries se Super Sentai en partie. On y retrouve les poses, les transformations et la tenue de super héros très exhubérante. Mais on peut aussi penser que son côté super héros qui se déguise et cache sa véritable identié lui vient des comics américains et notamment de Superman. Par ailleurs, le nom de "Great Saiyaman" vient de l'anglais. "Great" signifie "génial/grand/super", Saiya vient de "Saiyajin" bien sûr et le "man" qui signifie "homme" se retrouve en fin de chaque nom de super héros. Le terme de "Super héros" vient de l'anglais "Superhero" et désigne un type de héros fictif extraordinaire, que l'on retrouve principalement dans les bandes dessinées américaines (Comics). Généralement, ces super héros se distinguent par le fait qu'ils combattent publiquement pour protéger et sauver des civils, d'une manière qui les distingue des personnes ordinaires. On leur prête généralement des aptitudes hors du commun, ou des super pouvoirs. Gohan étant à moitié Saiyajin, il a déjà toutes ces capacitées hors normes, donc il est le candidat parfais pour le post de super héros. Le gadjet qui lui permet de se transformer (sa montre) lui vient tout droit des séries de Super Sentai, tout comme son casque à visière et antennes, rappelant étrangement ceux des séries de Tokusatsu bien connues sur l'archipelle Niponne.